
La sortie d'un nouvel opus d'
Eros Ramazzotti est toujours un évenement important. Nous n'avons pas pu résister à l'envie de vous en parler ici.
Plus de 50 millions d’albums vendus en 25 ans, mais la passion est restée la même. Deux ans après la sortie de "
e2", son album de ‘
Greatest hits’,
Eros est de retour avec "
Ali e radici", un onzième album de nouvelles chansons, dont il a assuré la production, signé les paroles avec
Adelio Cogliati, composé la musique avec
Guidetti et sorti le 22 mai dernier. Portrait.
Même si "
Ali e radici" porte deux empreintes musicales : le duo
Ramazzotti-Guidetti ayant fait appel au son électronique de
Michele Canova Iorfida, qui a coproduit six titres de cet album, les onze chansons qui le composent, et le titre-bonus "
Linda e il mare" disponible uniquement sur
iTunes, s’inscrivent dans la lignée des précédentes productions d’
Eros.
Comparé aux albums précédents, les paroles de ce dernier opus traitent plus en profondeur des thèmes de l’incommunicabilité entre les gens et de la violence envers les êtres humains et la nature. Des paroles qui reflètent avant tout le parcours d’
Eros Ramazzotti dans la vie et sur le plan artistique.
Le premier single, "
Parla con me" (parle avec moi), est un phare au beau milieu de l’immensité de l’incommunicabilité. "
Je veux ouvrir un dialogue avec la jeune génération, qui semble avoir perdu ses repères et est de plus en plus perturbée dans un monde qui semble n’offrir aucun avenir," explique
Eros. "
C’était le leitmotiv de "
Terra Promessa" il y a vingt ans, mais à l’époque nous avions des idéaux à réaliser alors qu’il est difficile aujourd’hui de croire en un idéal. Pour ne par perdre les meilleures années de sa vie, il faut trouver la force de s’ouvrir aux autres et d’exprimer ses doutes, sa gêne et ses inquiétudes. Car "
on ne tue pas la douleur en anesthésiant le coeur ".

Le vidéo-clip de "
Parla con me", tourné à Los Angeles par le réalisateur
Mark Klasfed, nous plonge dans la réalité de la communication dans notre société. C’est une invitation à tirer profit d’un potentiel technologique, sans en faire mauvais usage ou lui laisser prendre le dessus. "
Le monde va trop vite : les ordinateurs et les téléphones mobiles ont figé les relations entre les gens. La technologie est un train d’avoir un effet boomerang sur ma génération : elle nous a procurés une grande liberté mais nous devons apprendre à la gérer. Nous nous coupons du monde alors que nous devrions partager nos émotions : chercher une issue, redécouvrir à l’intérieur de nous-même la passion, les sentiments et le désir de vivre."
L’album "
Ali e radici" s’achève sur une trilogie de chansons significatives sur le plan social. A commencer par le besoin urgent d’analyser sa conscience dans "
Nessuno escluso" (personne ne sera épargné), puis l’impératif catégorique "
Non possiamo chiudere gli occhi" (nous ne pouvons pas fermer les yeux), car il est impossible de continuer à prétendre ignorer, et par conséquent tolérer, des horreurs comme les violences et mauvais traitements infligés aux enfants, aux femmes et à la nature et enfin un hymne à l’espoir avec "
Come goielli" (comme des bijoux) qui souligne quelles sont les vraies valeurs nécessaires pour reconquérir notre l’avenir : des trésors à enfermer dans un coffre "
pour les protéger des pirates qui rodent dans toutes les villes".

L’une des causes de la dégradation de l’âme humaine est l’indifférence envers les autres. Face aux abus de pouvoir dont souffrent les plus faibles au sein de la communauté, les hommes se comportent de plus ne plus à l’image du personnage lâche de
Don Abbondio dans l’un des grands classiques de la littérature italienne,
Les Fiancés d’
Alessandro Manzoni. "
Nous ne pouvons pas rester indifférents face à une violence rampante. La situation est sérieuse et la solution n’est certes pas simple, mais on ne peut pas fermer les yeux. Il n’est jamais trop tard pour agir. Tôt ou tard, les consciences vont se réveiller. Un phénomène, qui ironiquement et tristement, risque d’être très perturbant au départ. "
Dans "
Come Gioielli",
Eros reprend le style des contes de fées pour évoquer des problèmes sociaux, comme il l’avait fait auparavant dans d’anciennes chansons inoubliables comme "
Favola" et "
Piccola Pietra". "
Le sourire d’un enfant ou le baiser d’une mère, un geste fraternel, une goutte d’eau limpide ou une pépite d’or issue d’une terre encore non contaminée... Il s’agit pour moi de bijoux précieux qu’il faut protéger à tout prix. Ce sont nos garanties d’un monde meilleur : ce sont les valeurs sur lesquelles bâtir un monde avec davantage de compassion."
L’album "
Ali e radici" offre deux styles musicaux différents : d’une part, le son davantage ‘live’ et instrumental des titres produits par
Eros Ramazzotti avec
Claudio Guidetti et d’autre part, les titres plus électroniques de
Michele Canova, qui a également collaboré avec
Tiziano Ferro,
Jovanotti et
Giusy Ferreri.
Des cordes imposantes du single "
Parla con me" à celles explosives de l’up-tempo "
Appunti e note", de "
Non possiamo chiudere gli occhi", un morceau électronique et chargé en adrénaline, à "
Il cammino", la ballade aux six octaves ou encore là a rythmique R&B de "
Controvento"; des accents rock de "
Bucaneve" et "
Ali e radici" aux percussions imparables de "
Affetti personali"; de la pop enjouée de "
Nessuno escluso" aux connotations classiques de "
Come gioielli", jusqu’à l’arrangement pour piano et cordes de "
L'orizzonte", applaudi par les musiciens du
London Session Orchestra à la fin de l’enregistrement, "
Ali e radici" a un son d’une dimension internationale.
Les séances de cordes produites par
Ramazzotti et
Guidetti ont été enregistrées au prestigieux studio d’
Abbey Road à Londres. L’arrangement est signé de
Paul Buckmaster, qui a également co-produit "
L'orizzonte". Les cordes des titres de
Canova ont été arrangées et interprétées par
Davide Rossi, qui a notamment collaboré avec
Coldplay.
Parallèlement aux onze chansons figurant sur le CD, la ballade, "
Linda e il mare", co-produite avec
Michele Canova, est uniquement disponible par téléchargement sur
iTunes. "
Linda a une relation d’amour/haine avec la mer, parce qu’elle lui rappelle une histoire d’amour qui a commencé et fini sur ses rives, mais sur laquelle elle n’a pas encore fait une croix. A chaque fois qu’elle retourne au bord de la mer, elle espère le voir, mais en même temps elle en a peur car elle a trop souffert et ne peut pas faire la part des choses."